28.02.2007
Le blog est mort, vive le site !
Je vous invite à venir visiter mon site internet : www.ptremege.com
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13.02.2007
Intervention de Partick Trémège au nom du Groupe UMP
Intervention de Partick Trémège au nom du Groupe UMP
Conseil de Paris du 12 février 2007
Monsieur le Maire, mes chers collègues,
L’alibi imparable
Après 6 ans de mandature, 6 ans au cours desquels vous ave appliqué sans remords votre politique mortifère des déplacements, il est temps de dénoncer l’une de vos plus grandes impostures : celle par laquelle vous justifiez l’ensemble des dispositions que vous avez faites subir aux parisiens, votre ultime alibi : celui de la santé publique et de la lutte contre la pollution.
Aussi est-il paradoxal de constater que votre Municipalité, qui fait de la lutte contre la pollution atmosphérique le 1er enjeu de sa politique des déplacements, conduit sur le terrain des actions qui n’ont pour effet que de l’accroître.
Echec sur le front de la pollution
Françoise de Panafieu l’a bien dit : sans les embouteillages que vous avez créés délibérément, la pollution serait moins forte : il manque bien 11 points de baisse de pollution, si l’on en croit les chiffres de l’étude d’Airparif.
Une autre étude, très sérieuse, conclut que « la combinaison des hausses de rejets au kilomètre et de la baisse des kilomètres parcourus fait apparaître une augmentation des rejets polluants de plus de 50 % ».
La réduction des capacités de stationnement sur voirie, l’absence de réalisation de parkings souterrains dans les quartiers qui en sont dépourvus font que les voitures tournent longtemps pour chercher une place où se garer, polluant d’autant et inutilement les quartiers qui sont souvent des quartiers d’habitations.
Vous êtes ainsi directement responsable de l’explosion du nombre de deux roues motorisés, pourtant jusqu’à 16 fois plus polluants que les automobiles, avec une hausse de 8% des motos et scooters entre 2004 et 2005. En effet, le deux roues motorisé est le seul moyen de conserver un temps de déplacement raisonnable, lorsqu’on ne peut recourir aux transports publics, et que l’on ne supporte plus vos embouteillages. C’est un des effets pervers majeurs de votre politique des déplacements.
Vous voyez, vos choix n’ont en réalité jamais été guidés par un souci de limitation de la pollution. Sinon, pourquoi avoir choisi systématiquement le moins disant environnemental, comme le tramway sur voirie, alors que la solution alternative convertissait 113 % d’automobilistes en plus au transport collectif ?
Les reports de trafic
Si la pollution de proximité peut diminuer sur les axes où vous avez supprimé des files de circulation, les reports de trafic font que la pollution augmente sur les itinéraires malins et sur les axes qui récupèrent le trafic. C’est certainement une des raisons pour lesquelles vous n’avez pas développé les outils de mesure de la pollution en liaison avec vos réalisations de couloirs de bus, espaces civilisés et autres quartiers verts.
Vous avez cassé le thermomètre
Vous avez pourtant tout fait, en cassant le thermomètre, pour éviter toute évaluation fine de l’impact de vos travaux sur la pollution de proximité. Alors que dans les villes étrangères, toute réalisation d’importance donne lieu à des mesures de pollution avant et après, vous n’avez rien entrepris en ce sens. Alors, n’allez pas nous faire croire que votre préoccupation concerne la baisse de la pollution ! Pour aller dans ce sens, nous avons déposé un amendement demandant que des mesures de pollution soient systématiquement opérées avant et après travaux d’aménagement viaires du type couloirs Mobilien, espaces civilisés, quartiers verts, pistes cyclables, assortis d’une réduction de chaussée, et que ces mesures soient effectuées sur les axes concernés, ainsi qu’à leurs abords susceptibles de recevoir des reports de trafic.
Dans le même ordre d’idées, vous n’avez jamais mis en œuvre le vœu que vous aviez pourtant voté le 8 mars 2005 sur notre proposition, visant à installer des bornes d’affichage en temps réel des concentrations locales en polluants aux abords de chaque mairie d’arrondissement et dans chaque quartier. C’est la raison pour laquelle nous avons redéposé ce vœu.
La pollution est régionale
Vos propositions ne sont pas à la mesure du phénomène. Vous ne pouvez pas raisonner à l’échelle de Paris, qui ne contribue que pour 10% à la pollution francilienne selon Airparif. Une fois de plus, il faut concevoir un dispositif à l’échelle régionale.
Comment procéder ?
La pollution ne connaît pas de frontières, aussi, il convient de limiter au maximum les déplacements des véhicules des personnes qui habitent dans des secteurs non desservis par les transports collectifs. Ces personnes doivent être incitées à utiliser des parkings de transfert le plus loin possible en Ile de France. Sinon, un automobiliste qui a atteint le périphérique et qui souhaite se rendre dans Paris ira jusqu’à sa destination finale. La Ville de Paris doit au besoin participer à l’amélioration des parkings de dissuasion existants, en concertation avec les communes concernées, en les humanisant, en les dotant de services (qui créeront également des emplois localement), et en les sécurisant.
Il faut aussi donner la priorité aux modes les plus concurrentiels face à l’automobile, à savoir les transports collectifs à vitesse commerciale élevée : le métro et le RER. Sachant que 80% des déplacements s’effectuent de banlieue à banlieue, Paris a tout intérêt à contribuer au financement de transports collectifs intra-banlieue performants, comme les tangentielles ferroviaires ou le métro de rocade en proche couronne.
Or, vous n’avez financé un tramway en banlieue que pour vous attirer les bonnes grâces de vos collègues, et obtenir en contrepartie le cofinancement d’un de vos projets par la Région.
Airparif l’a démontré : c’est surtout la technologie qui a le plus permis une baisse de la pollution à Paris. L’amélioration des performances des véhicules compte pour plus de 82% dans la diminution de la pollution. Paris pourrait très bien s’inscrire, avec ses universités et ses entreprises, dans un programme de recherche sur les transports propres. Paris pourrait inciter ses partenaires, comme la RATP, mais aussi pour elle-même, à l’acquisition de véhicules à plus faible pollution et à l’expérimentation de véhicules issus de cette recherche.
C’est enfin avec un urbanisme dense, économe en espaces et en déplacements que nous parviendrons à mieux maîtriser l’empreinte écologique de nos déplacements. Aussi, il est regrettable que vous ayez choisi de dédensifier inconsidérément Paris avec un PLU aussi malthusien que l’est votre politique des déplacements. On recherche vainement la cohérence entre les différents documents issus de votre abondante production …
L’enjeu de la pollution est une des préoccupations majeures de nos concitoyens, la première peut-être. Alors pourquoi ces mesures de façade ? Pourquoi s’entêter à rater la cible ? Nos proposition dressent les premières lignes d’une alternative que nous voulons tout aussi consensuelle qu’efficace.
Patrick TREMEGE
Vice-Président du Groupe UMP
12:42 Publié dans Au Conseil de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeunes populaires, jeunes populaires paris, paris, politique, ump
22.01.2007
REACTION DE PATRICK TREMEGE AU DECES DE L’ABBE PIERRE
"J’ai eu l’occasion dans le 13° Arrondissement de travailler avec l’abbé PIERRE, j’ai pu mesurer l’extraordinaire énergie et la formidable abnégation de cet homme de BIEN. La FRANCE et plus généralement l’humanité ont perdu une très grande voix de conscience."
13:16 Publié dans Evénement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique, UMP, Sarkozy, Présidentielles 2007, Jeunes Populaires, Jeunes Populaires Paris, PS



